Imprimante Instax Share SP-3 de Fujifilm

Test de l’Instax Share SP-3 (Fujifilm)



Courant 2017, Fujifilm créait une nouvelle branche dans son offre d’appareils et de films instantanés Instax. Le format Instax Square, un film instantané carré, voyait le jour, en même temps qu’un appareil photo du même nom. Depuis, Fujifilm a approfondi cette gamme Square avec l’imprimante Instax Share SP-3, que nous vous présentons ici.

Fujifilm n’en est pas à son coup d’essai en matière de petites imprimantes fonctionnant avec ses films Instax. La marque avait déjà mis sur le marché deux modèles utilisant les cartouches de film Instax Mini : les Instax Share SP et SP-2. Cette nouvelle imprimante, baptisée Instax Share SP-3, accueille quant à elle des cartouches de film Instax Square.

Design

Le design de l’Instax Share SP-3 se construit à travers un jeu de lignes droites et d’angles. Ils donnent de l’élan, une certaine élégance à l’objet, lui confèrent une allure à la fois monolithique et moderne.

L’imprimante peut, au choix, reposer debout ou couchée.

L’Instax Share SP-3 est disponible en deux coloris différents : noir ou blanc. C’est le coloris noir que nous avons eu entre les mains. A y regarder de plus près, il n’est d’ailleurs pas noir absolu, mais lance quelques reflets magenta. Le revêtement est mat et légèrement moucheté. L’appareil ne garde pas les traces de doigts.

L’imprimante est ornée d’un petit logo « Instax Share SP-3 SQ », centré sur l’un de ses plus grands côtés. Du côté opposé, c’est le logo Fujifilm qui se positionne au centre, avec la même discrétion.
La tranche sur laquelle figure la fente par laquelle sont éjectées les images, est de couleur dorée, pink gold. Elle comporte une série de dix minuscules LEDs qui vous indiquent le nombre de photos restant dans la cartouche.
De chaque côté de cette fente se trouve un bouton : le bouton de mise en route d’une part, et le bouton Reprint d’autre part. Une fonction qui permet de sortir une copie de la dernière photo imprimée.

La trappe d’accès au compartiment où se loge la batterie se situe au bas de l’appareil. Une seconde petite trappe permet de brancher l’imprimante pour la mettre en charge, à l’aide d’un câble micro USB. Lorsque l’appareil est en charge, une petite LED verte clignote près de la fente par laquelle les images sont éjectées.

Le bouton permettant d’ouvrir le dos du boîtier est soigné, et bien intégré à l’objet. Une pression vers le bas ouvre le dos sur toute sa largeur, pour vous laisser charger la cartouche de film Instax Square.
Un repère jaune à l’intérieur de l’imprimante vous sert de guide pour placer votre recharge de film.

Cette imprimante SP-3 est incontestablement un objet design, qui se révèle aussi agréable à regarder que plaisant à manipuler.

Bien dessinée, mais également compacte, légère, et peu bruyante, cette imprimante a de quoi séduire.

Bien dessinée, mais également compacte, légère, et peu bruyante, cette imprimante a de quoi séduire.

Fonctionnement

L’Instax Share SP-3 reprend, sans surprise, le principe de fonctionnement des modèles d’imprimante précédents. Elle se pilote en effet via une application Instax Share que l’on installe sur son smartphone, sur iOS comme sur Android.
Lors de votre première utilisation, vous devez connecter votre application à l’imprimante. La connexion s’opère simplement, en wifi. L’application vous demande un mot de passe que vous pouvez redéfinir par la suite.

L’écran d’accueil de l’application, structuré en panneaux, vous donne accès à une série d’options et de modes de fonctionnement. Certains d’entre eux sont essentiels, quand d’autres s’avèrent plus superflus.

De haut en bas et de gauche à droite, on retrouve ainsi :

Un accès Modèle en temps réel. Il vise en quelque sorte à conserver l’esprit de l’instantanéité. Il vous fait prendre une photo à l’aide l’appareil de votre Smartphone, et va lui superposer les infos qui caractérisent le moment de la prise de vue, à savoir :

  • la date et l’heure de prise de vue,
  • la température et le lieu du moment, qui remontent par géolocalisation.

Un petit badge “Real time” vient orner l’image.

Un accès Prendre une photo lance l’application appareil photo de votre smartphone. Il s’agit donc d’un raccourci, un peu superflu mais qui a le mérite de jouer, avec l’option précédente, la carte de l’instantanéité qui est censée rapprocher ce produit du reste de la gamme Instax.

Le fonction Sélection à partir de la galerie est vraisemblablement une de celles que vous utiliserez le plus. Il s’agit d’un explorateur de fichier qui va faire remonter les photos présentes sur votre téléphone. Vous pouvez également vous connecter à vos profils sur les différents réseaux sociaux, pour en extraire des images : Instagram et Facebook figurent en bonne position dans les options, mais aussi Google photo, Flickr ou Dropbox

En dépit de quelques fautes de français et de parcours pas toujours limpides, l'interface de l'imprimante est fonctionnelle et plutôt ludique.

En dépit de quelques fautes de français et de parcours pas toujours limpides, l’interface de l’imprimante est fonctionnelle et plutôt ludique.

Un accès Réimpression. L’appli garde en mémoire les photos que vous avez imprimées précédemment et les fait défiler avec une vignette d’aperçu. Vous pouvez, à travers cet accès, relancer une nouvelle impression, copie conforme d’une image sortie précédemment.
Cette fonction est donc plus complète que celle liée au bouton Reprint situé sur l’imprimante et évoqué plus haut, ce dernier permettant seulement de ressortir une nouvelle copie de la dernière image imprimée.

L’accès Réglages se subdivise en plusieurs sous-parties vous permettant, entre autres choses, de configurer quelques paramètres ayant trait à l’application, ou à l’imprimante elle-même, et de consulter une FAQ.

La fonction Imprimer #tag vous laisse faire une recherche sur le tag de votre choix, dans le réseau social de votre choix. Elle va remonter les photos taggées avec le terme de votre requête et vous pourrez choisir dans le flux ainsi généré une photo à travailler et imprimer.

L’accès Mon modèle vous permet de partir de templates préconçus, et de les éditer en jouant avec les réglages. Vous sauvegardez ensuite vos propres modèles, que vous pourrez réutiliser par la suite pour gagner du temps ou apporter de la cohérence à une série d’impressions.

Fonction d’édition des images

Quel que soit le mode de sélection que vous avez retenu, l’étape suivante consiste à travailler votre image à travers les options de modèles et les fonctions d’édition.

Une fois une photo sélectionnée, les modifications peuvent être de plusieurs ordres. Vous pouvez appliquer une rotation à votre image dans un sens ou l’autre avec une précision importante. Ou bien zoomer dans l’image et ajuster votre cadrage en vous déplaçant dans celle-ci, en drag and drop.

Si vous sélectionnez une image issue d'un flux Instagram, le modèle qui vous est proposé par défaut reprend la photo de profil du compte associé, le titre du post, le descriptif, le nombre de likes reçus.

Si vous sélectionnez une image issue d’un flux Instagram, le modèle qui vous est proposé par défaut reprend la photo de profil du compte associé, le titre du post, le descriptif, le nombre de likes reçus.

Vous pouvez ensuite appliquer un filtre, parmi les trois disponibles. Le premier, baptisé Intelligence filter, ajuste automatiquement le contraste et la luminosité. Il peut aussi corriger la balance des blancs, et ajouter de la netteté. Il se révèle assez pertinent et efficace, dans la majorité des cas.
Les autres filtres sont les filtres Noir et Blanc et Sepia. A tout moment, vous pouvez choisir de revenir à l’état initial de votre image.

Suivent ensuite les options de personnalisation qui vous laissent jouer avec la Luminosité, le Contraste et la Saturation de votre image. Des curseurs vous offrent un contrôle assez fin pour l’ensemble de ces réglages.

Les Modèles vous apportent trois types d’options.
La première entrée, Modèle (!), est contextuelle. Si vous sélectionnez une image depuis votre compte Instagram, par exemple, elle vous proposera un modèle spécifique, restituant l’avatar lié au compte Insta, la date du post, le commentaire et le nombre de likes liés. Dans certains cas elle ne présente que très peu d’intérêt puisque l’on n’y trouve que le réglage par défaut, et un modèle “Limité”, qui propose de placer du texte par dessus son image… On ne retrouve pas les modèles customisés créés sous l’entrée Mon modèle accessible depuis l’écran d’accueil. Peut-être sommes-nous passés à côté de quelque chose…

La seconde option, Collage, vous permet de placer plusieurs images sur une même photo. Les possibilités sont nombreuses, et vous laissent par exemple splitter le cadre carré en deux parties verticales, ou horizontales. Ou bien subdiviser la surface en quatre ou en neufs carrés égaux.

A l'aide de la fonction "Séparation de la photo", vous pouvez diviser une photo en deux moitiés qui vont être imprimées chacune sur une photo, ou bien composer des petits diptyques.

A l’aide de la fonction « Séparation de la photo », vous pouvez diviser une photo en deux moitiés qui vont être imprimées chacune sur une photo, ou bien composer des petits diptyques.

Séparation de la photo, troisième fonction disponible, est assez originale dans la mesure où elle vous permet de gérer l’impression d’une image en deux parties. Vous divisez votre image en deux moitiés imprimées chacune sur une photo Square. Le rapprochement des deux supports reconstitue l’image complète.

L’interface fait parfois preuve de maladresse, induit des cheminements pas toujours logiques ou qui donnent lieu à des moments de confusion (entrée Modèle sous Modèles). On tâtonne donc parfois pour parvenir à ses fins, mais l’on ne reste jamais bloqué.
La traduction française de l’interface comprend également quelques erreurs ou approximations qui, sans ruiner l’expérience utilisateur, ne font pas très sérieux, laissent une impression négligée. Quelques exemples :
« Nombre de caractères est trop ».
« Changez le mot de passe à partir Réglage sur l’écran de menu »

Une mise à jour prochaine viendra peut-être les corriger.

Pour rappel, sur le format Instax Square, le côté de l’image correspond au bord le plus long du format Instax Mini. Nous sommes donc sur un format qui s’intercale, en terme de surface d’image, entre les formats Instax Mini et Instax Square.

Les photos étant imprimées sur du papier Fujifilm Instax, on retrouve toutes les caractéristiques habituellement liées à ce film : rendu particulier des couleurs, contraste marqué, peu de détail dans les hautes lumières.

Les images chargées, riches en détails, peuvent ressortir assez mal. L’imprimante peine à restituer les détails. Les impressions souffrent d’effets de crénelages, se révèlent au final moins nettes que des images plus simples.

Instax Share SP-3 VS Instax Square

L’imprimante SP-3 et l’appareil photo Instax Square (SQ10) utilisent le même format de photo, aussi il est tentant de les comparer. L’Instax Square se positionne comme un objet hybride, mi-appareil photo, mi-imprimante, intégrant des fonctions d’édition des images. Au contraire des autres appareils Instax, il ne s’agit pas d’un appareil 100% instantané : le déclenchement ne fait pas systématiquement sortir une image qui va se développer. On ne sort que les photos de son choix, avec cet avantage considérable qui fait que vous pouvez vous prémunir de tous les ratés. Il fait donc déjà office d’imprimante, en un sens. Si vous possédez déjà l’appareil, il n’y a pas franchement lieu d’acheter l’Instax Share SP-3.

L’imprimante Instax Share SP-3 présente toutefois d’autres atouts. Elle permet d’imprimer des photos depuis son téléphone, ce qui ouvre la voie à de multiples possibilités. Les photos peuvent en effet être de tous types, provenir de sources diverses : prises via l’appareil photo, stockées sur la carte SD, ou encore issues des réseaux sociaux.

Verdict

Imprimante au design soigné, l’Instax Share SP-3 plaira à tous ceux qui n’ont pas forcément envie de s’équiper d’un appareil photo mais qui veulent imprimer des images faites avec leur téléphone ou issues des réseaux sociaux, et qui souhaitent leur donner un rendu polaroid.
Les différents modes de fonctionnement, les nombreuses options d’édition et le système de modèles offrent beaucoup de possibilités et confèrent à l’ensemble un aspect ludique.

Le film Instax Square, carré, est susceptible de séduire tous ceux qui veulent se rapprocher du format vintage Polaroid.

Le film Instax Square, carré, est susceptible de séduire tous ceux qui veulent se rapprocher du format vintage Polaroid.

Avantages et inconvénients de l’Instax Share SP-3

On aime

  • Le design très réussi
  • Une imprimante compacte et légère
  • Les options nombreuses, ludiques et originales pour certaines

On aime moins

  • Ergonomie de l’application perfectible
  • Les quelques problèmes de traduction de l’interface
  • Les images riches en détails ne sont pas toujours restituées avec finesse