Test de l’Instax Square SQ1

Mis à jour le 11 mars 2021
Appareil Instax Square SQ1 de Fujifilm

Depuis son lancement en 2017, la gamme Instax Square de Fujifilm s’est considérablement étoffée. Elle s’enrichit continuellement avec de nouveaux modèles. Dernier en date : le SQ1. Un modèle assez épuré, presque dépouillé, qui se concentre sur l’essentiel.

Après avoir produit plusieurs appareils hybrides mélangeant technologie numérique (pour les écrans) et analogue (l’impression sur papier), Fujifilm revient depuis quelque temps à plus de simplicité. La marque a ainsi revisité son modèle d’entrée de gamme, en proposant l’Instax Mini 11, un appareil ultra simple d’utilisation. Elle poursuit sur la même lancée avec le SQ1, très similaire dans son fonctionnement, si ce n’est qu’il utilise un format de film différent.

Design

Dans son apparence et ses dimensions, le SQ1 est très proche du SQ6 sorti en 2018.

Le SQ1 est assez carré dans sa forme, avec des angles légèrement arrondis. Le zoom occupe la partie centrale. Il est surplombé du nom de l’appareil, en relief dans le plastique.

L’objectif est jouxté, comme le SQ6, d’un déclencheur rond et légèrement incurvé pour épouser le bout de l’index, situé sur la partie haute du grip. Le SQ1 présente en revanche un grip plus proéminent, en cylindre, qui vient adoucir l’aspect anguleux de l’ensemble. Cette partie, parcourue sur toute sa hauteur de petites rainures verticales en relief, rompt avec la surface lisse qui caractérise le reste, et assure une bonne prise en main.

Le flash est placé dans l’angle supérieur droit de l’appareil, au-dessus de l’objectif.

La large trappe située au dos accueille comme toujours les cartouches de films Instax. Logé discrètement dans le grip, qui se poursuit à l’arrière du boîtier, se trouve le compartiment qui accueille les deux piles lithium CR2 que nécessite l’appareil. C’est aussi sur le grip que vous retrouverez le compte vues, qui vous permet en un coup d’œil de savoir combien de poses restent dans la recharge de film.

Le viseur occupe l’angle supérieur droit. On y accède avec l’œil gauche ou le droit, sans difficulté.

Enfin, comme sur une très large majorité des appareils instantanés produits par Fujifilm, la fente par laquelle sont éjectées les photos est placée au sommet de l’appareil, où elle court sur quasiment toute la longueur.

Les coloris proposés par Fujifilm au moment du lancement sont au nombre de trois : blanc craie, bleu glacier et orange terracotta. Ce dernier est  clairement le coloris le plus audacieux,  le moins conventionnel.

Les appareils sont bicolores, mêlant leur coloris principal avec du noir sur certaines parties : le plastique utilisé pour l’objectif, le dessus, et les attaches pour la courroie. Positionnées sur les côtés de l’appareil, noires et rondes, elles tranchent sur la couleur principale et sont presque trop visibles.

Fonctionnement

L’appareil se met sous tension en tournant la bague qui se situe autour de l’objectif. Elle tient lieu de commutateur on/off et permet de basculer sur le réglage de distance par défaut. Poussez la bague d’encore un cran et vous basculez sur le mode Selfie.

Ce dernier est conçu pour les plans rapprochés ou les autoportraits (sur une distance de 30 à 50cm), en tenant l’appareil à bout de bras. Le photographe qui prend un selfie peut alors se fier au petit miroir placé près de l’objectif, pour vérifier et soigner son cadrage, sa composition. La technique est bien rôdée chez Fujifilm, qui a déjà proposé un système équivalent sur plusieurs appareils précédents.

Le SQ1 propose deux réglages de focale. Distance par défaut et Mode Selfie. Ce dernier est conçu pour une netteté à distance de 30 à 50cm.

Le SQ1 propose deux réglages de focale. Distance par défaut et Mode Selfie. Ce dernier est conçu pour une netteté à distance de 30 à 50cm.

Avec la bague de sélection de la distance vous choisissez donc un mode de prise de vue entre les deux disponibles, et… votre champ d’action s’arrête là ! Le SQ1 n’embarque que les fondamentaux. Il s’occupe de tout et vous laisse vous focaliser sur le moment opportun pour le déclenchement. Prenez la photo, et elle s’éjecte rapidement par la fente placée sur le dessus de l’appareil, où vous n’avez alors plus qu’à la cueillir.

Comme sur l’Instax Mini 11, il n’est pas possible d’exercer un contrôle sur le flash. Celui-ci se déclenche en fonction de la luminosité ambiante. avec trois embouts de plastiques qui se fixent sur le flash et font office de filtres de couleur. Ils donnent à la lumière émise par le flash une teinte colorée. Le SQ1 quant à lui n’est pas livré avec ces filtres en revanche. Mais le flash deux deux modèles présentent une forme similaire. Les filtres du SQ6 peuvent donc potentiellement être utilisés sur le SQ1, même s’ils s’y fixent un peu moins bien, ont tendance à ne pas rester en place.

Le SQ1 se présente comme une version simplifiée du SQ6, épurée (ou amputée ?) de toutes ses fonctions avancées. On pourrait le considérer comme le petit frère de ce dernier, les deux appartenant à la même gamme.
On peut aussi le considérer comme le cousin germain de l’Instax Mini 11, auquel il emprunte son dépouillement, sa simplicité extrême. Il s’agit vraiment du même positionnement, d’une recette identique reprise et appliquée à un modèle d’un autre membre de la grand famille Instax.

Verdict

Le SQ1 et le SQ6 côte à côte. Les deux appareils utilisent du film Instax Square mais ne proposent pas les mêmes fonctionnalités.

Le SQ1 et le SQ6 côte à côte. Les deux appareils utilisent du film Instax Square mais ne proposent pas les mêmes fonctionnalités.

Le SQ1 conviendra tout à fait à ceux qui cherchent un modèle à la simplicité enfantine, qui souhaitent se focaliser sur l’instant et acceptent à 100% de se fier aux automatismes de leur appareil… donc au grand public.

La force du SQ1 fait aussi sa faiblesse ; les photographes plus mûrs ou qui aiment disposer d’un appareil équipé de fonctions avancées passeront leur chemin et lui préféreront un autre modèle, plus chargé en fonctionnalités. L’avantage chez Fujifilm, c’est que la gamme est suffisamment riche pour que chacun s’y retrouve et déniche un modèle qui répond à ses besoins.

Avantages et inconvénients de l’Instax Square SQ1

On aime :

  • Fonctionnement smiplifié à l’extrême
  • Nombreux automatismes

On aime moins :

  • Prix qui laisse perplexe, comparé à des modèles plus complets
  • Quelques choix discutables pour le design

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