Instax Square SQ20

Test de l’Instax Square SQ20 (Fujifilm)



Fujifilm a lancé à l’automne 2018 un nouveau modèle dans sa gamme Instax Square, le SQ20. Cet appareil photo prend clairement la succession du SQ10 sorti en 2017. Bien qu’il reste très proche de son prédécesseur, ce modèle apporte son indispensable lot de nouveautés. Voyons ensemble quelles sont les fonctionnalités clefs de l’Instax Square SQ20 à travers ce test détaillé.

Le SQ10, appareil unique en son genre dans la gamme Instax de Fujifilm, n’est pas bien vieux, et le voici pourtant poussé vers la sortie par un nouveau modèle plus complet, et qui se caractérise par une hybridation encore plus poussée. Au menu : un mode vidéo, et toujours plus de possibilités créatives pour des images qui mêlent technologie numérique et impression sur papier photo argentique.

Design

Le SQ20 ressemble énormément, en toute logique, au SQ10, au point qu’il peut être difficile de les différencier de primer abord.
Sur la face avant, on retrouve bien évidemment l’objectif qui occupe une position très centrale. Il est surmonté d’un petit flash fort utile dans les situations lumineuses plus délicates.
Fujifilm a de nouveau pourvu son modèle de deux déclencheurs, placés chacun d’un côté de l’objectif. Une astuce qui permet de satisfaire gauchers aussi bien que droitiers. Ils ne sont pas circulaires, mais rectangulaires cette fois. On les cherche un peu sous le doigts dans les premiers temps pour déclencher.

Un écran LCD est présent au dos, qui sert à la visée et au contrôle des images. Il surplombe un ensemble de commandes : molette, bouton central et touches qui permettent de piloter l’engin et de naviguer dans les interfaces souvent denses.
Tout le dos s’ouvre d’un seul tenant pour permettre de charger les cartouches de films Instax Square. Lorsqu’une impression est lancée, la photo sort par une fente présente sur le dessus de l’appareil.

Le SQ20, à droite, est plus petit que le SQ6, un frangin de la gamme Square sorti quelques mois avant lui.

Le SQ20, à droite, est plus petit que le SQ6, un frangin de la gamme Square sorti quelques mois avant lui.

Une trappe discrète sur le côté donne accès au port mini USB pour la recharge de la batterie, et au port micro SD puisque l’appareil dispose, outre sa mémoire interne, peut accueillir un support externe.

Le SQ20 est étonnamment compact, plus petit par exemple que le SQ6 sorti quelques mois plus tôt. On le glisse facilement dans une sacoche ou un sac.

L’appareil est disponible en deux coloris, noir et beige. Pas sûr que d’autres coloris sortent au fil du temps. Le SQ10 n’a jamais été décliné dans d’autres couleurs que les deux basiques, noir et blanc.

Fonctionnement

Dans son maniement également, le SQ20 reste très proche du SQ10. Pour avoir une vision d’ensemble de celui-ci, vous pouvez donc vous reporter au test du SQ10.

Dans les grandes lignes, l’appareil permet de prendre des photos qui sont enregistrées sur la mémoire interne ou sur carte mémoire SD. Des images numériques donc, au contraire des appareils Instax habituels qui prennent des photos purement argentiques. Comme sur le SQ10, les images peuvent ensuite être retravaillées à l’aide d’un large panel de filtres et d’outils d’édition : choix d’un filtre façon Instagram, recadrage, réglage de la luminosité, du vignettage (eclaircissement ou assombrissement des angles)… Les photos peuvent ensuite être imprimées sur du papier Instax Square, puisque l’appareil intègre une fonction d’impression des images. Finis les ratés et les photos floues. On imprime que des images dont on est satisfait.
Toujours bon à préciser : pour prendre des photos, pas besoin de charger une cartouche de film dans l’appareil. Vous pouvez utiliser celui-ci comme un appareil numérique classiques, puis charger votre film au moment d’imprimer seulement.

La visée se fait à travers l’écran. Il est de bonne qualité pour cet affichage en temps réel.
L’affichage des images en mode lecture souffre en revanche d’un peu de crénelage au point qu’il est parfois difficile de se faire une idée de la qualité finale. Le tirage rassure le plus souvent sur la qualité finale.

Vous pouvez zoomer ou dézoomer à l’aide d’une bague disposée autour de l’objectif. Elle est très courte, et pas toujours évidente à manipuler.

Faire le tour des fonctions et des possibilités du SQ20 vous prendra un certain temps.

Faire le tour des fonctions et des possibilités du SQ20 vous prendra un certain temps.

Passons aux différences vis à vis de l’Instax Square SQ10. Les filtres peuvent maintenant être activés dès la prise de vue, avec un rendu en temps réel. De nouveaux filtres sont d’ailleurs venus s’ajouter à une liste déjà bien longue. Quatre d’entre eux jouent sur la présence d’une couleur dans l’image et la font ressortir, quand le reste de l’image passe en teintes de gris. La fonction de double exposition, plutôt bien pensée puisqu’elle vous laisse procéder par essais, est de nouveau présente.

Une fonction a fait son apparition, qui permet de décortiquer une action en quatre temps. L’appareil va prendre successivement 4 images sur une même pose, avec un intervalle de temps entre chaque déclenchement que vous définissez. Cela vous permet de capturer une action, ou un sujet en mouvement et de retracer en 4 images son déplacement.

L’appareil propose aussitôt des fonctions d’assemblage des images dans tous les sens. Trois ou quatre images peuvent par exemple être combinées sur une même pose. Vous prenez tout à tour les photos qui viennent remplir les différentes parties du cadre.

Soyons clairs, beaucoup de ces options feront figure de gadgets. Il y a fort à parier qu’après vous être amusé avec les plus insolites d’entre elles, vous vous rabattiez finalement vers les prises de vue classiques, moins extravagantes mais souvent plus efficaces au final.

Édition des images

Si les options sont nombreuses pour la prise de vue, elles sont aussi accessibles après coup, au moment d’éditer les images.
En clair, vous pouvez appliquer des filtres, jouer avec la luminosité, le vignettage, sauvegarder votre image et y revenir plus tard pour en modifier les réglages. On peut même combiner les effets de deux filtres, en en choisissant un au moment de la prise de vue, puis un autre au moment d’éditer le fichier. Attention à ne pas céder aux sirènes du délire créatif…

Il est également possible de recadrer sa photo après coup. En zoomant, mais aussi en dezoomant, ce qui implique que l’image enregistrée sur l’appareil est en réalité plus large que celle que vous composez au moment de la prise de vue. Surprenant.

Les menus se parcourent à l’aide de la molette et des touches réparties autour de celle ci, ainsi qu’avec la touche centrale. Il y a des options dans tous les sens et il faudra un peu de temps pour en faire le tour. Rien d’insurmontable, mais un détour par le manuel ne sera sans doute pas superflu.

Mode vidéo

Grosse nouveauté sur cet appareil qui prend la succession du SQ 10 : la vidéo. On active le mode vidéo via le bouton de mise en route. Une fois passée la position off, il donne accès, dans l’ordre, au mode vidéo et au mode photo.

Le SQ20 vous laisse capturer de très courtes vidéos, de quelques secondes seulement. Là aussi, les filtres peuvent être utilisés dès la création de la vidéo. Certains sont même exclusifs à ce mode. L’un d’eux imite la pellicule cinématographique sur ses bords, un autre donne un effet retro avec des griffures et des défauts qui apparaissent par dessus l’enregistrement.
L’intérêt du mode vidéo est double : créer d’une part de petits morceaux vidéo que l’on pourra récupérer sur son ordinateur par l’intermédiaire de la carte SD, mais aussi et surtout, pouvoir extraire de ces séquences des photos pour les éditer et les imprimer.
Une fois l’extrait vidéo enregistré, il se décompose en effet d’une séquence comptant jusqu’à 45 images, rien que ça ! On navigue avec la molette parmi cette série d’images et on peut travailler celles de son choix en lui appliquant des effets, comme pour n’importe quelle photo prise depuis le mode classique. On peut donc plaquer des effets par dessus des images extraites d’une vidéo ayant elle même été faites avec un filtre.

Cette fonction, certes sympathique, reste toutefois un peu gadget, et la durée restreinte des vidéos que vous pouvez réaliser fait que le SQ20 se retrouve entre deux eaux : ni tout à fait appareil photo, ni tout à fait caméra.

On en a déjà dit beaucoup et pourtant… si l’on voulait être exhaustif, il y aurait encore tant à dire.
La liste des fonctionnalités est réellement impressionnante et l’épaisseur du manuel est à ce titre très révélatrice. Elle contraste beaucoup avec celle des autres boîtiers Instax !

Verdict

On peut retenir que le SQ 20 va plus loin encore dans l’hybridation que le SQ10. Vidéo, modes de capture des images, filtres à gogo… Les champ des possibles s’est encore élargi pour donner libre cours à votre créativité. Découvrir l’intégralité des options disponibles exigera un certain temps d’apprentissage, mais il est sûr que le SQ20 est un appareil sans rival, chez Fujifilm ou ailleurs. Les puristes de l’instantané et ceux que la technologie effraye passeront leur tour. Les geeks séduits par l’impression sur papier photo Instax apprécieront en revanche ce modèle hybride très original.

Même si le SQ20 s'impose comme le successeur direct du SQ10, promis à une retraite forcée, la différence entre les deux appareils n'est dans le fond pas énorme.

Même si le SQ20 s’impose comme le successeur direct du SQ10, promis à une retraite forcée, la différence entre les deux appareils n’est dans le fond pas énorme.

Avantages et inconvénients de l’Instax Square SQ20

On aime

  • Appareil unique en son genre
  • De très nombreuses possibilités pour créer ses images
  • Boîtier peu encombrant
  • Fonctionne avec des batteries

On aime moins

  • On est assez loin de l’esprit de l’instantané
  • Boitier multi fonctions avec un côté usine à gaz qui peut décourager les personnes à la recherche d’un appareil simple d’utilisation.